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D'Al-Andalus à la Renaissance

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ITINÉRAIRE DE SANTA ELENA À SABIOTE

LE PASSAGE DE LA SOCIÉTÉ ANDALOUSE À LA SOCIÉTÉ CASTILLANE

Le voyage s'engage par le nord sur l'itinéraire « Châteaux et Batailles du Royaume de Jaén », un périple qui débute au Musée de la Bataille de Las Navas de Tolosa (Santa Elena) et qui permet de visiter certains des châteaux les plus spectaculaires de la route, tels que ceux de Baños de la Encina, Canena et Sabiote.

Le visiteur accède ainsi à une vision d'ensemble du processus historique qui a conduit de la société andalouse à la société castillane-chrétienne ; l'histoire d'une lutte pour le contrôle du territoire entre les royaumes chrétiens de la péninsule et Al-Andalus, avec une attention particulière portée à la frontière entre le royaume nasride de Grenade et le royaume de Castille, du XIIe au XVIe siècle. Chaque étape permet d'entrevoir un aspect précis. Ainsi, le Musée de la Bataille de Las Navas offre une vision synthétique du conflit, tandis que Baños de la Encina présente la perspective musulmane et l'organisation du territoire andalou. De leur côté, Canena et Sabiote représentent la période postérieure à la conquête et l'instauration d'un nouveau modèle social, économique et culturel, né sous l'égide du féodalisme dominant dans les territoires conquis, faisant ainsi le lien avec la Renaissance.

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Château de Burgalimar

Baños de la Encina

AVEC L'ÂME DES FORTERESSES D'AL-ANDALUS

Enceinte défensive construite au XIIe siècle et remaniée après la conquête chrétienne en 1225, elle se distinguait par sa position stratégique enviable, permettant de contrôler la Sierra Morena au nord et l'ensemble de la campagne de Jaén au sud.

Cette forteresse est sans aucun doute l'une des grandes raisons pour lesquelles Baños de la Encina a été intégrée au réseau des « Plus Beaux Villages d'Espagne ». La construction de cet ensemble défensif est antérieure aux événements militaires qui aboutirent à la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) ; elle fut édifiée pour servir de rempart défensif, aux côtés des châteaux de Castro Ferral, de Las Navas de Tolosa ou de Vilches, face à l'avancée des troupes chrétiennes menées par leurs souverains, parmi lesquels se distinguèrent Alphonse VII et Alphonse VIII.

Il s'agit d'une forteresse musulmane fortifiée, construite en tabiyya (pisé) et de forme elliptique, dotée d'un alcazar et d'une enceinte extérieure jalonnée de 14 tours carrées et d'un donjon (Torre de Homenaje). Après la conquête par Ferdinand III de Castille en 1225, le château et son système défensif furent réorganisés en interne. C'est ainsi que fut construit, dans la partie nord, l'Alcazarejo, doté d'une tour circulaire et de deux murailles en pierres de taille adossées aux pans musulmans du château.

L'empreinte profonde de Francisco de los Cobos

Cette transformation de la vie de ces territoires vers la Renaissance, qui se traduisit sur le plan architectural par des châteaux tels que ceux de Sabiote et de Canena, doit beaucoup à la figure de Francisco de los Cobos, secrétaire privé et secrétaire d'État de Charles Ier, dont le rang bureaucratique élevé l'amena à accompagner l'empereur dans ses expéditions en Allemagne, en Italie et en Berbérie. Dans le cas de la forteresse de Canena, De los Cobos en confia la construction à Andrés de Vandelvira après avoir acquis l'intégralité du village en 1539. Dans le cas de Sabiote, après son acquisition à la fin du XVe siècle et au début du XVIe, il engagea l'architecte pour transformer la forteresse primitive en un majestueux palais Renaissance. 

Autres visites incontournables 

Parmi les autres visites incontournables pour le voyageur patient qui prend son temps figurent les châteaux paysagers de Castro Ferral à Santa Elena, de Las Navas de Tolosa à La Carolina, de Vilches et Giribaile, ou encore de Tobaruela et Santa Eufemia à Linares.

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Château de Canena

Canena

UN FASCINANT EXEMPLE D'ARCHITECTURE MILITAIRE ET PALATIALE

Une manifestation élégante et remarquable en son genre de l'architecture propre à la Renaissance, portant l'empreinte d'un des grands maîtres de ce mouvement artistique en Andalousie : Andrés de Vandelvira.

L'ensemble associe des éléments militaires — tels que les tours circulaires, le fossé ou les meurtrières qui défendent son accès principal — à d'autres purement décoratifs, comme le portail plateresque, la galerie qui s'ouvre sur le côté sud ou la cour de style Renaissance. À l'époque islamique, Canena était un petit établissement fortifié (hisn), mais vers 1226, ce territoire tomba sous domination castillane, donnant lieu à une situation extraordinaire : son partage entre les ordres militaires de Santiago et de Calatrava, le village se scindant alors en deux « quartiers » relevant de juridictions différentes qui coexistèrent pendant plus d'un siècle et demi. Au XVIe siècle, Francisco de los Cobos, secrétaire de Charles Ier, s'empara du village et confia au célèbre Andrés de Vandelvira la construction d'un palais fortifié. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, compact et sobre. Le flanc sud-est, où se trouve l'entrée, est protégé par deux tours cylindriques situées à ses angles, ainsi que par un fossé.

Château de Sabiote

Sabiote

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   D'UNE FORTERESSE À UN MAJESTUEUX PALAIS RENAISSANCE
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   Au cœur du charmant quartier de l'Albaicín — le plus ancien du village, qui conserve son tracé médiéval de rues étroites, de petites places et d'impasses — se dresse, éblouissante, la forteresse de Sabiote.
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   Elle est considérée comme l'une des constructions militaires les plus importantes d'Andalousie. Ce château trouve son origine dans un petit établissement fortifié de l'époque émirale-califale, qui fut rasé pour laisser place à un solide château de l'ordre de Calatrava. Son acquisition ultérieure par Francisco de los Cobos, à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, entraîna sa dernière transformation, lorsqu'il chargea Andrés de Vandelvira de réformer le château pour en faire un majestueux palais Renaissance articulé autour d'une cour à portique. Sept tours massives composent la structure du château de Sabiote, parmi lesquelles se distingue le grand donjon (Torre del Homenaje). Vandelvira intervint sur l'espace intérieur ainsi que sur les systèmes défensifs, renforçant la fonction résidentielle grâce à de nouveaux corps de bâtiments palatiaux atteignant quatre étages, et modifiant les accès à l'intérieur de la forteresse. À l'intérieur, de nouvelles pièces furent créées autour d'une grande cour à portique, avec des arcs reposant sur des colonnes.
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Route des châteaux de la Renaissance

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Le territoire où Cobos a transformé des forteresses en palais

Cet itinéraire vous mènera à travers les domaines les plus personnels de Francisco de los Cobos, grand secrétaire de Charles Quint, qui souhaitait laisser dans sa patrie un héritage architectural à la hauteur de son pouvoir. Au XVIe siècle, Cobos acquit les villes de Canena et de Sabiote, et y entreprit une transformation sans précédent : la conversion d’anciennes forteresses médiévales en châteaux résidentiels Renaissance, symboles de prestige et de modernité.

 

- Sabiote. La ville Renaissance dominant le Guadalimar

 

Sabiote se dresse sur une colline, préservant intact son caractère Renaissance au milieu des oliveraies et d’une lumière sereine. En 1536, Francisco de los Cobos la transforma après l’avoir achetée à l’Ordre de Calatrava, laissant un héritage que vous invitez à découvrir à votre guise.

 

Vous pouvez commencer par l'église San Pedro, dont la construction débuta au début du XVIe siècle. Elle adopte le plan en nef avec voûtes d'arêtes, si caractéristique du maître. Le projet fut poursuivi par Alonso Barba, qui l'acheva au XVIIe siècle. L'un des détails les plus remarquables est l'arc extérieur faisant office de contrefort, une solution technique si complexe qu'Alonso de Vandelvira lui-même loua la virtuosité de son père.

Tout près de l'église se dresse le château, où l'ancienne forteresse islamique fut transformée en château-résidence, aménagé pour l'artillerie selon les modèles italiens. Bien que la partie résidentielle ait presque entièrement disparu, des reliefs et des chapiteaux classiques d'une qualité exceptionnelle sont encore conservés.

 

Fondé en 1584 par María de Mendoza, veuve de Cobos, le couvent des Carmélites déchaussées conserve une église et un cloître aux lignes classiques et sobres. Alonso de Vandelvira participa à sa construction, perpétuant ainsi le style architectural familial.

Le centre historique, autour du château et de l'église, se prête parfaitement à la découverte à pied. Le château offre les plus beaux panoramas sur la vallée de Guadalimar qui s'étend à perte de vue.

- Première trace de Rus. Vandelvira sur le Chemin de Compostelle

Avant d'arriver à Rus, il est conseillé de faire une halte au sanctuaire de La Yedra, où est vénéré le Christ du même nom, figure centrale d'un pèlerinage cher à Baeza. L'ermitage de style classique date du début du XVIIe siècle et conserve un vestiaire baroque du XVIIIe siècle.

 

Église de l'Assomption : À Rus, l'église paroissiale de l'Assomption est le principal monument historique. Construite dans le dernier tiers du XVIe siècle, elle suit les plans de Vandelvira, bien qu'elle ait très probablement été achevée par son disciple Alonso Barba. L'église adopte le plan basilical à trois nefs séparées par des colonnes et couvertes de voûtes d'arêtes, une des caractéristiques de la Renaissance de Jaén.

-Canena : Le château-palais de Cobos

Le château de Canena, acquis par Francisco de los Cobos en 1538, est l'une des forteresses Renaissance les plus importantes d'Andalousie. Ce joyau de la Renaissance fut transformé en une demeure majestueuse organisée autour d'une cour classique et dotée d'une haute galerie ouverte au sud, véritable belvédère dominant la ville et le domaine de Cobos.

 

Les travaux furent commencés par les maîtres Tolosa et Castillo l'Ancien, mais c'est Vandelvira qui les acheva, laissant un édifice d'une grande élégance et d'un bel équilibre.

Église de la Conception : L'église paroissiale, datant du milieu du XVIe siècle, présente une variante du temple à trois nefs séparées par des piliers et de grandes arcades transversales. La nef principale conserve une charpente en bois, tandis que le chœur est couvert d'une voûte en berceau à caissons, une combinaison très caractéristique de l'époque.

- Úbeda : La ville qui ouvrit ses portes à la Renaissance

Úbeda, fortement fortifiée, témoigne par son plan de l'importance militaire qu'elle revêtait au Moyen Âge. Mais c'est le XVIe siècle qui la transforma en une ville exceptionnelle : son activité commerciale et artisanale, conjuguée au pouvoir politique de personnalités telles que Francisco de los Cobos et Juan Vázquez de Molina, impulsa un programme architectural qui métamorphosa son visage.

Plaza del Salvador : Le cœur monumental d'Úbeda est la Plaza del Salvador, dominée par la Sacra Capilla del Salvador, le panthéon de Cobos et María de Mendoza. Conçue par Diego de Siloé, elle associe une rotonde classique inspirée du Panthéon de Rome à une nef longitudinale. Vandelvira, le maître d'œuvre, réalisa la sacristie – avec son entrée en angle d'origine – et les deux entrées latérales.

À Úbeda, des palais de la Renaissance vous attendent, comme le Palacio de Deán Ortega, aujourd'hui Parador Nacional (hôtel public), et le Palacio de las Cadenas, l'actuel hôtel de ville, commandé par Juan Vázquez de Molina. Les deux sont des chefs-d'œuvre de Vandelvira qui représentent deux interprétations distinctes du modèle de maison romaine, adaptées cavec une maîtrise de la Renaissance andalouse.

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Sabiote

A 8 km de Úbeda por la carretera comarcal A-6103, encontramos la villa de Sabiote, comprada con todo su término y habitantes por Francisco de los Cobos en 1536 a la Orden Militar de Calatrava. La mano del héroe pronto se vería en la reconstrucción del antiguo castillo musulmán o en el impulso dado a la iglesia parroquial o en la fundación del convento de las Carmelitas Descalzas por parte de su viuda. El nombre de Andrés de Vandelvira aparece en algunas de esas obras e incluso poco antes, en una de las primeras citas que tenemos del arquitecto en Jaén, aparece en Sabiote haciendo valoraciones de obras. Su hijo Alonso también viviría aquí hasta su traslado a Sevilla.

La iglesia de San Pedro, la iglesia parroquial, iniciada en tiempos del obispo Suárez, a principios del siglo XVI, adopta la planta del salón con bóvedas abovedadas, tan típico del maestro, y utiliza el mismo tipo de soportes como el de Villacarrillo. Posteriormente, su colaborador, Alonso Barba, acabó asumiendo el proyecto, finalizando en el siglo XVII. Un detalle singular es el arco exterior como estribo por su dificultad técnica, elogiado por Alonso de Vandelvira como el virtuosismo del canteril del padre.

El Castillo, próximo a la iglesia, transformó la antigua fortaleza islámica en un moderno castillo-residencia con muros pensados para las exigencias defensivas de la artillería de la época siguiendo los modelos italianos. En la parte residencial, casi perdida, hay restos ornamentales de relieves y capiteles de extraordinarias formas clásicas.

El convento de las Carmelitas Descalzas fue fundado por Dª María de Mendoza en 1584. Con una iglesia y un claustro clásico y sobrio, en el que intervendrá Alonso de Vandelvira.

A las afueras del pueblo se encuentra la ermita de San Ginés de la Jara, patrón del pueblo, construida en el siglo XVIII. La mejor manera de explorar a pie es el centro histórico alrededor del castillo y la iglesia, con el pintoresco barrio de Albaizín. Las mejores vistas, desde el castillo sobre el valle del Guadalimar.

Sabiote tiene pequeños hoteles "con encanto" y su cocina ofrece platos tradicionales de pasta de la montaña y carnes de caza.

 

Rus

Es la primera villa que encontramos en el camino con huella y presencia de Vandelvira, a siete kilómetros de Úbeda, pero conviene detenerse dos kilómetros antes en el Santuario de La Yedra, donde se conserva el milagroso Cristo de igual nombre, y objeto de romería de la cercana Baeza. La ermita es clasicista, de principios del siglo XVII con camarín barroco de mediados del siglo XVIII.

En Rus hay que visitar la iglesia parroquial de La Asunción, construida en el último tercio del siglo XVI sobre traza de A. de Vandelvira, aunque casi con seguridad acabado por su colaborador y discípulo, Alonso Barba, dentro del esquema de templo basilical de naves separadas por columnas y cubierto con bóvedas vaídas.

A tres kilómetros de Rus, dirección norte, se encuentra El Mármol, lugar que fue una villa más dentro del territorio de la familia Cobos-Molina, ya que fue adquirida por Juan Vázquez en 1573, y cuyo escudo familiar campea en la Fuente del pueblo a tamaño monumental, por encargo del nuevo propietario. La iglesia de Nuestra Señora de la Paz, es la otra pieza a destacar. Levantada por las mismas fechas que la de Rus, es sin embargo más sencilla, de una nave, pero casi con seguridad traza también de Vandelvira. Tiene un interesante retablo en yeso, de comienzos del siglo XVII.

Dentro del término Municipal de Rus, pero pasado El Mármol, junto al antiguo camino de Toledo, se encuentra el original Oratorio rupestre de Valdecanales, construcción troglodita a modo de hipogeo, para el que se han barajado fechas entre el siglo VII y X de nuestra era, vinculado más con los mozárabes perseguidos por el Califato, que con los visigodos a los que en un principio se vinculaba. En cualquier caso, un monumento singular en su género de enorme interés histórico.

 

Canena

La villa comprada por Francisco de los Cobos en 1538 a la Orden de Calatrava, tiene en su Castillo, el elemento patrimonial de mayor relieve, transformado o adaptado su estructura típica bajo medieval a una residencia renacentista, articulada por un magnífico patio clasicista y con una galería en alto abierta en la galería sur, auténtico “belvedere” sobre el pueblo y los dominios señoriales de Cobos. Iniciadas las obras por los maestros Tolosa y Castillo “el Viejo”, al final será Vandelvira quien lo termine.

La iglesia parroquial de Nuestra Señora de la Concepción, construida a mediados del siglo XVI, responde a una variante de templo de tres naves separados por pilares y grandes arcos formeros y cubierta de armadura para la nave y acasetonada de cañón para el presbiterio.

Significativo para Canena es también el Balneario de San Andrés, aprovechamiento de unas viejas termas romanas, se piensa, hoy convertido en un moderno establecimiento de salud y recreo.

Podemos completar nuestra ruta continuando por la N-322 hasta el cruce con la carretera J-6101 y desde allí volver a Baeza, o bien continuar hasta la cercana Linares, donde encontramos una de las últimas intervenciones de Vandelvira en su servicio a la Iglesia de Jaén: el Templo parroquial de Santa María, cuya monumental cabecera y crucero señalan una interesante operación de transformación del antiguo templo gótico, que continúa en el cuerpo de la iglesia al quedar interrumpida con la muerte del arquitecto la continuidad de la obra.

Linares, villa minera, que se independizó de Baeza en el siglo XVI, adquiriría posteriormente rasgos capitalinos por su gran desarrollo a partir del siglo XIX, gracias a las minas y al ferrocarril, con una destacada arquitectura ecléctico-historicista, además de una fachada barroca del más puro estilo granadino-cordobés: la del antiguo Hospital de san Juan de Dios, de la mitad del siglo XVIII, y un importante Museo Arqueológico, abastecido sobre todo por el rico yacimiento de la antigua Cástulo romana. Posee además un buen comercio y excelentes bares de “tapas”

Si optamos por esta prolongación hacia Linares, la ruta podemos llevarla diez kilómetros más allá en dirección sur por la carretera A-302, hasta el vecino pueblo de Jabalquinto. Antes de llegar a este punto, en el punto kilométrico 1,9 encontramos el Castillo de Tobaruela, iniciado en el último cuarto del siglo XV por el Señor de Tobaruela, Alonso López de Carvajal, pero que debe encuadrarse dentro de este tipo de castillos residenciales.

En Jabalquinto, descuella el Palacio de los Benavente, señores de Jabalquinto, obra del siglo XVI, pero ampliada y transformada en los siglos XIX y XX, ahora restaurado, y la Iglesia parroquial de la Encarnación, cuya portada de riguroso clasicismo tiene todos los rasgos de Vandelvira.

 

Úbeda

Ciudad fuertemente amurallada, que transmite en cierta medida la importancia militar que tuvo en la Edad Media tanto del punto de vista estratégico, como de su propia estructura social, conoció también por su actividad comercial y artesanal una bonanza económica a la que vino a sumarse en el siglo XVI un importante relieve en lo político representativo y en lo cultural al ser cuna de grandes hombres de Estado, como fueron Francisco de los Cobos y Juan Vázquez de Molina, Secretarios respectivamente de Carlos V y Felipe II, y de otros preclaros miembros de esta familia, que con puntuales empresas constructivas (palacios, iglesias u hospitales) dieron una singular impronta renacentista a Úbeda.

La declaración de conjunto monumental tiene su núcleo en la Plaza del Salvador, presidida por el templo funerario de El Salvador, panteón de Francisco de los Cobos y María de Mendoza, su mujer, diseño de Diego de Siloé, siguiendo modelos clásicos de rotonda inspirada en el Panteón de Roma conectada a una nave, algo ya experimentado en la catedral de Granada. Andrés de Vandelvira, que fue maestro ejecutor, aportó de su cosecha la traza de la sacristía, con original portada abierta en ángulo, y las dos portadas laterales.

Dos palacios alineados en el lado norte de la plaza configuran el espacio junto a otro, en el lado opuesto, recientemente rescatado por la arqueología, el de los Orozco. Los dos primeros pertenecieron, el más próximo a la Capilla de El Salvador, al clérigo, Hernando Ortega, conocido como el Deán Ortega, por ostentar ese cargo en la catedral de Málaga, hombre de confianza de Cobos, hoy convertido en Parador Nacional de Turismo. El otro, el llamado “Palacio de las Cadenas”, fue encargo de Juan Vázquez de Molina (actual sede del Ayuntamiento). Ambos edificios son obra de Andrés de Vandelvira y suponen dos versiones del tema clásico de la casa romana, pero con originales interpretaciones del autor.

Frente al palacio de Vázquez de Molina, la medieval Colegiata de Santa María de los Reales Alcázares, iglesia de mayor rango de la ciudad, construida entre los siglos XIII y XVII, si bien la mayor parte de su fábrica estructural de tres naves y claustro, se puede fechar en las postrimerías del siglo XV, dentro de un estilo gótico-mudéjar. Sólo las fachadas exteriores responden a comienzos del XVII, luego reformada en el siglo XIX. A destacar en su interior sus capillas por su arte mobiliar renacentista, en particular la serie de rejas del Maestro Bartolomé.

Al lado meridional de la plaza se eleva ligeramente el núcleo del antiguo Alcázar, hoy muy despoblado, pero donde pueden verse casas muy interesantes de tradición popular con curiosos elementos de signo hebraico en sus portadas, como correspondientes a lo que fue antigua judería.

A espaldas de la Capilla de El Salvador, el Hospital de Honrados Viejos, forma parte de las mejoras asistenciales que Cobos concibió para la ciudad, en este caso sobre una fundación hospitalaria ya existente desde fines del siglo XIV, también con trazas en la ampliación y reforma de Vandelvira, y que enlaza casi con el inacabado Palacio de Francisco de los Cobos, en la calle que lleva su nombre, iniciado con trazas del arquitecto real, Luis de Vega.

Continuando el recorrido al norte de la plaza del Salvador, otra importante plaza centra el corazón de la Úbeda gótica: Plaza de San Pablo o del Mercado, articulada en torno a la iglesia parroquial de San Pablo, templo gótico del siglo XIV y XV con una portada, la de “los carpinteros”, más antigua, del siglo XIII, a los pies, y el primitivo Ayuntamiento, que muestra una bella logia renacentista.

En el entorno de esta plaza se encuentra el convento carmelita de San Miguel, con el Oratorio de San Juan de la Cruz, donde muere el santo en 1591, aunque es obra del siglo XVIII, reedificado donde estaba su celda. Ahora aloja un Museo con objetos y recuerdos del santo. No lejos de éste convento, en la calle Montiel, está el convento femenino del Carmelo con el título de La Concepción, fundado a fines del siglo XVI y construido a lo largo del XVII. Tiene también Museo con importantes obras suntuarias. También se halla cerca el Museo Arqueológico, instalado en una casa mudéjar del siglo XV, y algunas casas palaciegas de los siglos XVI y XVII, entre un dédalo de callejas de trazado medieval.

Hacia el sector occidental del núcleo intramuros y a espaldas de la plaza de San Pablo, la Calle Real, es la principal arteria que une la plaza de El Salvador con la Puerta de Toledo. En ella se sitúa el Palacio de Vela de Cobos, obra de Andrés de Vandelvira, ya de sus últimos años, reformado interiormente, pero con elegante y original fachada. Metros más arriba el Palacio del Conde de Guadiana, de tipo turriforme, fechado a principios del XVII, resume bien las influencias vandelvirianas.

A espaldas de éste, la iglesia parroquial de San Pedro, de origen medieval con portadas tardorenacentistas, y el Convento de Santa Clara, fundación franciscana del siglo XIII, donde un día se alojó la reina Isabel la Católica, y próximo a él, otro palacio, traza de Vandelvira, el del Marqués de la Rambla.

Piezas interesantes de este sector, en su parte meridional, son la Casa de las Torres, obra renacentista temprana, mandada construir por el caballero don Andrés Dávalos, y cerca de ella las iglesias de San Lorenzo y la de Santo Domingo.

Fuera del recinto amurallado, en lo que eran los arrabales de la ciudad, destacan las iglesias parroquiales de San Nicolás y San Isidoro, ambas de origen gótico pero con importantes elementos renacentistas relacionados directa o indirectamente con Vandelvira. La primera de ellas debe a Vandelvira el diseño de su portada principal, una original capilla de bautismo, obra de su madurez, y quizás una de sus primeras intervenciones en Úbeda: la capilla del Deán Ortega, y con clara influencia vandelviriana su Sacristía. En San Isidoro, una amplia reforma iniciada poco después de la muerte de Vandelvira por su colaborador, Alonso Barba, siguiendo muy de cerca el esquema de la catedral de Jaén, pero interrumpido a la altura del crucero se continuó de forma sobria con una sola nave en el siglo XVII.

Igualmente es de resaltar la iglesia y convento de la Trinidad, estratégicamente situado frente a la Puerta de Toledo y a la muy interesante Torre del Reloj, cuyo airoso cuerpo superior es diseño de Vandelvira (1561). El convento es fundación medieval, que tiene un amplio y elegante claustro renacentista y una iglesia barroca del siglo XVIII.

Pero la pieza indiscutible de los arrabales es el Hospital de Santiago, fundado por el obispo de Jaén, Diego de los Cobos, en 1560, y la obra de más aliento de A. de Vandelvira en plena madurez, donde su arquitectura se hace más abstracta, desprendida de ornamentaciones superfluas. A destacar dentro de él, la escalera, el patio central y la capilla-panteón.

Úbeda posee una rica tradición artesanal, principalmente cerámica y de espartería. Dada asimismo su larga tradición comercial, el visitante encontrará una buena oferta de todos estos objetos en numerosas tiendas en sus paseos por la ciudad. No obstante es muy recomendable la visita al barrio de los alfareros, antigua parroquia o colación de San Millán, vertebrada por la calle Valencia, a la que llegamos saliendo por la histórica Puerta del Losal. Allí se pueden visitar los alfares de Titos o el de los Hermanos Alameda, de reconocido prestigio.

Al igual que en Baeza, Úbeda ofrece una magnífica serie de establecimientos hoteleros, ubicados en antiguos palacios.